Julie Théberge

Du 10 novembre au 16 décembre 2018, dans la Vitrine des membres, l’artiste de Québec, Julie Théberge présentera l’installation Est-ce que je me perds ou si je me crée ? qui plonge dans les réflexions quotidiennes de l’artiste. Le vernissage se tiendra le samedi 10 novembre à compter de 17h après celui de l’exposition El Dorado.

En janvier 2019, l’artiste commencera un doctorat sur mesure interdisciplinaire en art et médecine. Le projet de recherche de ce doctorat se déclinera en plusieurs pelures concrètes et balisées, mais il sera surtout un merveilleux prétexte à maintes propositions et réalisations conceptuelles. Est-ce que je me perds ou si je me crée ?, projet présenté pour la première fois, est un témoignage audio et visuel entourant les démarches, observations et confidences impliquées dans le quotidien d’un tel périple.[1]


[1] http://www.centreregart.org/est-ce-que-je-me-perds-ou-si-je-me-cree/

El Dorado

El Dorado est une exposition collaborative qui découle d’une exploration commune autour de l’histoire de la ruée vers l’or. Les artistes s’inspirent de la quête de l’idéal insaisissable qu’elle provoque. Les peintures et les œuvres vidéo de Jillian McDonald côtoient les installations de Charlotte Becket qui se meuvent lentement au sol. Dans les vidéos tournées au Yukon, des personnages se métamorphosent en formes dorées explosantes et des images remontent le fleuve jusqu’au cœur du territoire de prospection aurifère. Alors que les installations cinétiques – qui évoquent à la fois le corps et le paysage – bougent au ras du sol en laissant entrevoir des fissures dorées qui apparaissent et disparaissent dans un mouvement cyclique lent.

Ana Carolina Von Hertwing

« À la recherche d’un chez soi »

Que signifie pour vous un « chez soi »?

Avez-vous déjà trouvé le vôtre?

Comment vous sentez-vous dans votre « chez soi »?

Que faut-il pour créer un « chez soi »?

«À la recherche d’un chez soi» est un projet d’art interactif basé sur la création d’un journal intime à travers d’une exploration documentaire et performatique, à la fois cinématographique et photographique, du paysage urbain et de la notion d’une maison, un chez soi. L’approche adoptée est très personnelle, intime et subjective.

Québec et Chicoutimi sont le point de départ d’un projet de recherche à long terme qui a pour objectif une étude profonde de la maison en tant que lieu physique, sociogéographique, psychologique, émotionnel, conceptuel et artistique. Les diverses influences et codes culturelles offriront des perspectives différentes à travers la diversité des lieux étudiés dans le monde.

La présentation est composée d’une installation audiovisuelle et d’une plate-forme web.

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De nationalité brésilienne, Ana Carolina von Hertwig, 32 ans, est une artiste de médias interactifs, performeuse, cinéaste et photographe développant un art hybride et explorant les notion de narrativités non linéaires. Les projets actuels exploitent une approche interactive du Web et des installations physiques rapprochant cinéma, littérature et philosophie. Ils explorent des divers dispositifs électroniques disponibles pour engager et provoquer des interactions à travers des couches multiples d’informations.

En 2015 elle a reçu le deuxième prix au Concours d’Art Contemporain de l’Alliance
Française (Florianópolis, Brésil). Ses œuvres ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives comme Lift Conference 2015, CinéGlobe Festival de 2014, Tribeca Film Festival Interactive Day 2014, et les conférences de narratives interactifs et des arts électroniques ISEA 2015 (Vancouver), Hemi Convergence 2015 et 2014 (New York et Austin ), ICIDS 2014 (Singapour).[1]


[1] http://lelobe.com/fr/portfolio/recherche-chez-soi-ana-von-hertwig/

GABRIEL FORTIN

À une époque dominée par les procédés numériques, l’exposition «sous-sols» fait l’apologie du low-fi. Armé de son caméscope VHS, Gabriel Fortin a occupé Le Lobe tout l’été afin de réaliser plusieurs fantasmes esthétiques: des portraits photos/vidéos, marqués par l’absence d’indices relatifs à une époque précise.

Brouillant la limite entre codes temporels, fiction et réalité, l’exposition donne l’impression d’être figée dans le temps.

Gabriel a créé 5 mises en scène filmées, chacune inspirées par des objets vintage associés à un figurant jouant son propre rôle, par exemple : une Lolita japonaise rose sur son Ski-Doo rose, une performance de nunchaku et ses deux lions de plâtre, une partie de bingo qui demande l’effort d’un vélo stationnaire, etc.

Avec l’image altérée du VHS et la caméra-fixe, on a l’impression de revenir quelques décennies en arrière et de visionner d’anciennes vidéos faites-maison, réalisées dans l’intimité du sous-sol d’un vieux bungalow.

Car «Sous-sols», c’est autant la salle du Lobe excavée, que l’espace sombre propice aux loisirs cachées, lieu de pratique, ou simplement coin-bazar pour l’accumulation de souvenirs.

En plus de ces tableaux-vidéos, le visiteur a également l’occasion de côtoyer ces vieux objets imposants dont l’odeur évoque leur existence passée et leur histoire.

Avec ce projet, Gabriel Fortin poursuit une démarche artistique jouant avec les contrastes d’idées, mettant enavant-plan une fascination pour l’insolite et la poésie de l’étrange qui émanent souvent de la culture populaire québécoise.[1]


[1] http://lelobe.com/fr/portfolio/gabriel-fortin/

Paul Duncombe

: Paul Duncombe en résidence à Méduse Du 12 janvier au 9 avril 2015 La coopérative Méduse a le plaisir d’accueillir en résidence de recherche-création, l’artiste français Paul Duncombe. Durant son séjour de trois mois au Studio international de Méduse, l’artiste bénéficiera de l’appui de Avatar, centre d’artistes en art audio et électronique : espaces de travail, ressources techniques et aideconseil seront mis à sa disposition. Il recevra également l’appui de l’Oeil de Poisson qui lui permettra de bénéficier de ses ateliers de production. « De l’océan à la goutte d’eau, du désert au grain de poussière, du paysage à l’atome, ce qui est proposé au regard, à travers mon travail, est la trace d’évènements contingents : des trajectoires de particules insaisissables, qui durant leur voyage, donnent au monde sa mesure. Dans les perturbations de cet écoulement, en d’éternels instants, émergent de nouveaux territoires. Des espaces transitoires faits de relations de force entre des riens et de formes instables modelées par les frottements continuels des rouages du vide » Arrivé au Québec il y a un mois, l’artiste a été profondément saisi par les richesses naturelles de l’Hiver Québécois. Au plus froid de la saison, après quelques recherches et interventions sur la banquise côtière, notamment à proximité de la Baie de Beauport, il a souhaité continuer de travailler à l’extérieur, spécifiquement sur le climat lui-même, au plus près des éléments et de ces phénomènes insaisissables. Il prépare actuellement une expédition dans le désert blanc, au milieu du Lac Saint-Jean, écouter le silence et son contexte. Une station éphémère équipée de divers appareils de mesure, sera déposée sur l’étendue glacée puis enregistrera les variations physiques de cet environnement : lumière et son mais aussi vent, température, pression, champ magnétique…Point de départ pour de nouvelles expérimentations artistiques, ces données une fois récupérées, seront intégrées à un dispositif multimédia puis exposées sous la forme d’une installation audio et vidéo. Cette résidence d’artiste est réalisée grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, des Pépinières Européennes de Jeunes Artistes et de l’Entente de développement culturel intervenue entre le Ministère de la Culture et des Communications et la Ville de Québec. – 30 –[1]


[1] https://www.meduse.org/files/documents/0/0/8/8/comm-arrivee-paul-duncombe-fr.pdf

Dominique Pétrin

Ses installations sont constituées d’œuvres sérigraphiées sur papier se déployant dans un espace immersif. Les murs sont encollés de papiers découpés aux motifs primitifs et aux couleurs franches, mettant les œuvres en relief dans une fresque ornementale. Elle utilise l’installation pour imposer une musicalité, un rythme qui s’installe avec la répétition de motifs et la physicalité des couleurs, développant un dialogue intense entre les images, leur support et leur configuration. La vision est saturée. Le spectateur est engagé..[1]


[1] https://www.meduse.org/files/documents/0/0/8/8/communique-de-presse-dpetrin-fr.pdf

ESPACE SÉQUENCE

Existence as protest. L’existence comme forme de protestation. Cette formule employée par l’artiste Païute Gregg Deal (États-Unis) résume, selon le commissaire François-Mathieu Hotte, ce qui est au cœur de la réalité contemporaine de l’identité des Premiers Peuples : une histoire de bataille pour la reconnaissance même de son existence, face à une société dominante qui monopolise l’expression contemporaine des idées et des esthétiques.