Lyzane Potvin et Rober Racine

Lyzane Potvin

Née au Lac-Saint-Jean en 1977, vit et travaille à Montréal et Paris.
Depuis plusieurs années LYZANE POTVIN s’intéresse à la vulnérabilité et à la violence la plus extrême chez l’être humain. Corrosive, son œuvre découle de cet univers explosif et sans concession qu’elle porte en elle. Dans ses autoportraits, qui consistes en des mises en scène tragiques, à la fois fragiles et crues, voire brutales, l’artiste interroge la voracité de ces psychopathes et tueurs en série qui parfois vont jusqu’à dévorer la chair de leurs proies. Ayant recours à différentes techniques, dont certaines insolites comme le chalumeau, elle peint les corps meurtris et les âmes avides, « détruit«  et transforme les textures et couleurs de ses tableaux.
Les œuvres de Lyzane Potvin sont accompagnées du documentaire LA CAFARDEUSE réalisé par Yves Martel, qui y trace un portrait de l’artiste. Ce documentaire figurait entre autre au programme de l’édition 2015 des RENDEZ-VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS.

Rober Racine

Rober Racine est un artiste, écrivain, pianiste et compositeur québécois né le 6 août 1956 à Montréal.

Après avoir fait des études en littérature au collège de Sainte-Thérèse et en histoire de l’art et du cinéma à l’Université de Montréal, au Québec, il se consacre à la création.

Artiste, il a créé depuis 1973 une cinquantaine d’oeuvres visuelles dont (Gustave Flaubert : Escalier SalammbôLe Terrain du Dictionnaire A/ZLes 1600 Pages-MiroirsLe Parc de la langue françaiseSelenaLes Voiles de la LuneSpicaQuelques VautoursFantasmes Fragiles, La Fin des Vautours, Corpus/Dessins 2007-2011, Le Cycle lunaire 2012-2014 ) qui ont été présentées dans plusieurs galeries et musées d’Amérique, d’Europe et d’Asie ; mentionnons les Biennales de Venise en Italie, Sydney en Australie, et la Documenta 9 de Kassel en Allemagne.

Écrivain, il a publié, depuis 1992, sept ouvrages dont cinq romans (Le Mal de VienneLà-bas, tout prèsL’Ombre de la TerreLes Vautours de Barcelone, L’Atlas des films de Giotto), un texte dramatique (Le Coeur de Mattingly), un récit (Le Dictionnaire), des textes de critique et de création. En 1975, il montre ses premières partitions musicales au compositeur Gilles Tremblay qui l’encourage à poursuivre son travail en composition. Depuis, il a écrit une trentaine d’oeuvres musicales (La Musique des mots de la langue françaiseLes Signatures Sonores ), plusieurs conçues spécialement pour la danse.

Il a réalisé six documentaires et créations radiophoniques pour la Société Radio-Canada, retenons (Les Bâtisseurs de dictionnairesVladimir Jankélévitch et ses livres sur la musiqueLa muséologie est-elle un luxe, oui ou non ?Signatures sonores no.4 ) ; plusieurs oeuvre vidéo, dont : J’aurais dit Glenn Gould, Ciels de nuit en approche, Mon amie Nolie d’Orvita et une création pour le web : Des Insectes aux Étoiles. Il a chorégraphié trois solos (pour danseuses) : La jouissive pour Elle d’Elgée, Entre deux silences et La soeur de Salomé.

Il a enseigné les arts visuels à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal.

En 2007, il recevait le Prix Paul-Émile-Borduas, arts visuels. La plus haute distinction décernée chaque année par le Gouvernement du Québec en reconnaissance d’une carrière remarquable dans le domaine artistique et culturel.

En 2014, il devient membre de l’Académie des lettres du Québec, présenté par Marie-Claire Blais.

En 2015, il recevait le Prix du gouverneur général, en arts visuels et arts médiatiques du Canada

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