LE SON

LA FRICTION

2015

 

DESCRIPTION DE LA VIDÉO-FRICTION

Les espaces-flux sont tourmentés, indéfinis au cœur du temps. Le corps visuel et sonore impose l’action, car il n’y a point de répit. Nous sommes à l’interne de dialogues torturants, un ensemble surchargé de tension. L’ambiance est plus ou moins descriptible, le visuel s’occulte, l’objet sonore s’intensifie, le tout d’un espace mystifié… Nous sommes au cœur d’une situation. Quelle situation ? Le contexte n’est point défini. Le visuel n’explique guère la situation, il hypnotise. Les espaces sonores s’entremêlent, à l’intérieur d’un dialogue incantatoire. Les rythmes sont décadents formant ainsi un non-lieu. Le corps de l’ensemble se veut narratif, il n’y a ni fin, commencement. Nous sommes au cœur du développement, à l’intérieur de ce rythme territorial.

 

CONCEPTION SONORE ET VISUELLE

La caméra dialogua rétroactivement avec le projecteur, et ce, interconnecté avec celui-ci. La rétroactive s’amplifia, selon leur positionnement respectif, éloigné, ils chuchotèrent, rapprochés, ils crièrent. Une fois leur conversation enregistrée, le tout fut modifié sur Soundtrack Pro, afin d’intervenir sur la rétroaction, soit par les sons purs ou oscillés. Une fois fini, l’objet sonore fut remodifié sur Final Cut, afin d’ajuster la durée sonore avec la vidéo. Par contre, une autre espace sonore fut intégrée à la bande sonore, notamment les touches fonctionnelles de ma machine à écrire, activée par notre présence, grâce à des détecteurs infrarouges. Ainsi, le relais DFRobot, les servomoteurs, puis les bruits environnants furent intégrés à la rétroactive sonore. Dès lors, la rétroaction fut remodifiée sur Final Cut, par la superposition et le positionnement de cette espace sonore. De cette manière, les deux espaces sonores furent reliés dans l’espace, au sein d’une diffusion virtuelle. Alors, la vidéo sur le circuit fermé fut remodifiée. L’installation et ma présence furent supprimées, afin de garder l’essentiel du visuel, c’est-à-dire une vidéo sur le flux projeté par le projeteur et l’ordinateur. De fait, cette partie fut dédoublée, puis superposée, afin de jouer avec l’optique, l’effet miroir, et l’opacité sur Final Cut. L’image et son reflet furent donc dénaturés des éléments informatiques perceptibles (webcam, ordinateur et disque dur), afin d’être difficiles à percevoir. De plus, une partie du vidéo-flux fut intégré, puis remodifié, afin de la positionner centralement, dans la vidéo-friction.